La chambre des mises en accusation confirme le mandat d'arrêt contre Fouad Belkacem

La chambre des mises en accusation d'Anvers a confirmé mardi le mandat d'arrêt à l'encontre de Fouad Belkacem, ce qui signifie que le porte-parole du mouvement islamiste radical Sharia4Belgium resterait un mois de plus derrière les barreaux. La défense a d'ores et déjà décidé d'intenter un pourvoi en cassation.

Les avocats de Fouad Belkacem (30 ans) invoquent la nullité du mandat d'arrêt délivré à l'encontre de leur client car ce mandat se baserait, selon eux, sur une pièce, rédigée en français, qui n'a pas été traduite pas un traducteur assermenté.

La chambre des mises en accusation a de son côté estimé que les indices de culpabilité figurant dans le mandat d'arrêt ne sont pas irréguliers et que la législation sur l'emploi dans langues n'a pas été violée. Dans l'état actuel de l'instruction, il n'est en outre pas requis que toutes les pièces du dossier aient déjà été traduites.

La chambre des mises en accusation a également évoqué un risque de récidive dans le chef de Belkacem. La juridiction a considéré que les mesures alternatives à la détention proposées par la défense n'étaient pas en mesure d'écarter ce risque.

La défense va maintenant intenter un pourvoi devant la Cour de cassation.

Le tribunal correctionnel d'Anvers a par ailleurs condamné mardi Fouad Belkacem à six mois de prison et 550 euros d'amende pour incitation à la haine et à la violence, coups et blessures et outrage à fonctionnaires de police. (327)

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