La fusion des communes bruxelloises n'est pas une bonne idée, dit l'Union des Classes Moyennes

La section bruxelloise de l'Union des Classes Moyennes a pris ses distances jeudi, avec le plaidoyer de la Fédération des Entreprises de Belgique en faveur d'une fusion des communes bruxelloises.

Pour Rudy Thomaes, l'administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), les négociations politiques en cours sur la réforme de l'Etat constituent une occasion unique de procéder à une «simplification de la structure de Bruxelles» et à une fusion de communes.

Disant s'exprimer en accord avec sa Fédération nationale, l'UCM-Bruxelles a tenu à faire part de la préoccupation des indépendants et des PME bruxelloises à propos de cette piste "arbitraire", qui "méconnaît les réalités socio-économiques bruxelloises et n'apporte pas de solutions réelles aux défis urbains, économiques et sociaux de la Région de Bruxelles-Capitale".

Pour l'UCM, on peut légitimement se demander pourquoi il conviendrait de fusionner 19 communes rassemblant une population de plus d'un million d'habitants alors qu'une telle proposition n'est pas formulée pour le Brabant flamand qui regroupe 65 communes pour une population équivalente à celle de la Région bruxelloise.

L'organisation a par ailleurs estimé qu'une telle proposition faisait l'impasse sur le souhait des indépendants et des petites entreprises de pouvoir dialoguer avec un interlocuteur de proximité bien au fait des réalités de leur quartier et possédant les compétences de terrain nécessaires pour une prise de décisions démocratique et efficace.

L'UCM-Bruxelles plaide en revanche pour une restructuration administrative au sein de la Région de Bruxelles-Capitale et de ses communes, dans un souci d'efficacité et de simplification administrative. (JDD)

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