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La note De Wever existe, il faut l'étudier

Une réforme de la loi de financement est nécessaire si la Belgique veut garder debout son système de Sécurité sociale, a averti le président de la CSC Luc Cortebeeck dans une interview à paraître mercredi dans l'hebdomadaire Knack. A cet égard, le patron du syndicat chrétien qualifie la note de Bart De Wever de "fait nouveau", les pistes de financement devant être étudiées.

Les propositions concrètes mises sur la table par Bart De Wever appellent un certain nombre d'interrogations, indique M. Cortebeeck. "Quel est l'impact d'une régionalisation importante de l'impôt sur les personnes physiques pour le salaire net d'un Flamand, d'un Bruxellois ou d'un Wallon? ", se demande-t-il. Les partenaires sociaux devraient être mêlés aux discussions sur un éventuel transfert de compétences, estime le chef de file de la CSC.

La crise actuelle, c'est "du jamais vu" (en français dans le texte), souligne Luc Cortebeeck qui fait observer qu'outre la réforme de l'Etat, les esprits divergent aussi sur la mise en place d'un nouveau modèle socio-économique. Et pourtant, fait-il valoir, les élections ne sont pas une solution, il faut donc continuer à discuter.

Durant son histoire, la CSC a toujours su se réorganiser de manière à accompagner les réformes de l'Etat successives, mais à ce stade il n'existe pas de propositions visant à scinder la structure du syndicat, explique M. Cortebeeck. Ce dernier ne se prononce pas sur la possibilité d'en arriver là un jour, mais il juge que la scission du pays "entraînerait un chaos dont seraient victimes de nombreux citoyens", sachant que ceux-ci vont de toute façon déjà devoir faire face aux assainissements budgétaires. "Et cela je le dis aussi en interne, la résorption du déficit budgétaire s'annonce telle que tout le monde devra réaliser une partie de l'effort". (LEE)

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