La perquisition à Hasselt visait à obtenir les dossiers de certains ecclésiastiques

Lors des perquisitions menées lundi à Anvers, Hasselt et Malines, le parquet fédéral était à la recherche des dossiers personnels de certains hommes d'Église dont les noms se retrouvent dans les déclarations de victimes présumées d'abus sexuels, a expliqué la porte-parole Lieve Pellens. Les perquisitions ont été menées par le juge d'instruction Wim De Troy et une quinzaine d'enquêteurs dans le cadre de l'Opération Calice.

"Nous nous trouvons dans une phase importante de l'Opération Calice, à la recherche d'éléments fondamentaux", selon Mme Pellens. "Il y a 200 déclarations faites par les victimes et 87 parties civiles. Nous recherchons les dossiers personnels de certains ecclésiastiques dont les noms sont mentionnés dans les déclarations des victimes".

Le juge d'instruction De Troy et une quinzaine d'enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles ont perquisitionné lundi les sièges des évêchés d'Anvers et d'Hasselt et de l'archevêché de Malines-Bruxelles. Les policiers ont emmené plusieurs dossiers traitant de présumés abus sexuels commis au sein de l'Église.

La porte-parole du parquet fédéral n'a pas voulu indiquer si d'autres sièges épiscopaux pouvaient encore être visités. Le parquet n'a pas souhaité faire de déclarations à propos de dossiers mentionnant le nom de religieux décédés. Dix dossiers de prêtres décédés ont été emportés à Malines.

"Nous avons pu compter toute la journée sur une pleine collaboration. Tout s'est passé de façon légale", a conclu Lieve Pellens. (JAV)

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