Le cardinal Danneels se défend face aux critiques des conservateurs italiens

Le cardinal Godfried Danneels s'est défendu vendredi matin sur les ondes de la VRT de laisser derrière lui une Eglise en "pagaille", comme l'ont affirmé des médias ultra-conservateurs italiens. "Je ne vois pas de pagaille, je vois seulement beaucoup d'obstacles et de difficultés", a-t-il déclaré.

Mgr Danneels est accusé par certains milieux d'être responsable de la désaffection que connaissent les églises en Belgique. Il est également rendu responsable de l'adoption de lois progressistes sur l'euthanasie ou le mariage homosexuel.

Dans le journal italien Il Foglio, la spécialiste des questions religieuses Paola Rodari a estimé cette semaine que "Danneels laisse, après 30 ans, une pagaille. Les églises belges sont vides et sous son 'règne', des lois anti-chrétiennes ont été votées". Le blog Osservatore Romano l'a même décrit même comme le "fossoyeur de l'Eglise belge".

Mgr Danneels a rejeté ces critiques. "Ce n'est pas juste. Je porte certaines responsabilités, mais les critiques concernent une situation qui dépasse mon pouvoir", a-t-il dit, pointant l'évolution socio-culturelle de la Belgique.

Le cardinal a par ailleurs tenu à relativiser les critiques dont il a fait l'objet, affirmant ne pas croire qu'elle s'inscrivent dans une campagne visant à favoriser une succession plus conservatrice. "Ce qui se trouve sur un blog à Rome ne se retrouve pas nécessairement dans le carnet de note du pape", a-t-il assuré.

Mgr Danneels attend "pour la mi-janvier" des informations du Vatican au sujet de sa pension. (RBR)

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