Le nouveau plan anti-crise de Joëlle Milquet

La ministre de l'Emploi Joëlle Milquet portera à l'ordre du jour, pendant la présidence belge de l'Union européenne, le problème des restructurations, afin d'organiser un cadre juridique plus contraignant, indique-t-elle mercredi dans la presse.

"On ne peut pas permettre à une entreprise de délocaliser à l'intérieur de l'Europe pour faire du dumping social", commente la ministre.

Au niveau belge, sur le plan de l'accompagnement des chômeurs, la ministre de l'Emploi souhaite récompenser ceux qui arrivent à une troisième évaluation positive, en trouvant une solution pour les remettre en priorité à l'emploi.

"Malgré le blocage flamand, j'avance pour trouver une solution pour les demandeurs d'emploi qui sont les plus déphasés par rapport au marché de l'emploi", commente la ministre.

L'Onem a été sollicité par elle pour adapter les entretiens à la crise. "Je travaille aussi sur la manière de réduire certains types d'exclusion et d'assouplir le système", ajoute Mme Milquet. Elle met toutefois en garde contre des demandes excessives qui risquent "de donner raison aux libéraux flamands et au monde politique flamand qui veut limiter dans le temps notre système d'allocations de chômage".

La ministre de l'Emploi, qui juge impayable une semaine de 4 jours telle que demandée par la FGTB et n'exclut pas de prolonger certaines mesures anti-crise au-delà du 30 juin en cas d'accord des partenaires sociaux, souhaite en outre un débat sur l'allongement de la carrière et le taux d'emploi des plus de 50 ans, sans quoi "l'on aura un problème à financer notre système de pension".

(BPE)

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