Les archivistes francophones sont inquiets pour l'avenir du secteur

L'Association des Archivistes Francophones de Belgique ont invité lundi les élus wallons, germanophones et francophones, à légiférer et à investir dans un secteur trop longtemps oublié. Ils veulent aussi que la loi fédérale modifiée en 2009 soit enfin appliquée.

Cette association composée de spécialistes du métier, provenant tant des archives publiques (fédérales, provinciales, communales, communautaires et régionales) que privées juge indispensable que la législation soit modernisée et adaptée au nouveau visage fédéral de la Belgique, d'autant que le parlement flamand a adopté le 30 juin dernier "l'Archiefdecreet" qui donne à la Flandre la possibilité de gérer son patrimoine.

Dans un communiqué, elle a estimé que les élus francophones et germanophones devaient aussi conclure rapidement des accords de coopération avec le niveau fédéral.

Elle a invité la ministre Laruelle, en charge de la politique archivistique fédérale, à publier les arrêtés d'exécution du texte de loi de 1955, remanié en juin 2009, et relatif aux archives.

Ce texte de loi prévoit le passage du délai de communication de 100 à 30 ans.

Pour l'association, il s'agit d'"une avancée fantastique, plaçant notre pays à l'aune de nos voisins, tant pour l'accès des citoyens et des justiciables que pour la recherche scientifique".

Les services d'archives sont déjà confrontés depuis plusieurs mois à une grande confusion par cet hiatus entre la loi rajeunie et l'absence d'entrée en applications. Cette hésitation est nuisible en premier lieu au niveau fédéral, pourtant le mieux armé eu égard à la conservation de la mémoire du pays, a conclu l'association.

(JDD)

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