Les employeurs font du prolongement des mesures de crise une priorité

Les organisations patronales ont plaidé lundi auprès du Premier ministre Yves Leterme la prolongation des mesures de crise. Elles les jugent prioritaire à la demande syndicale d'allongement des délais de préavis pour les ouvriers victimes de licenciement.

Les syndicats souhaitent obtenir l'harmonisation des statuts ouvrier et employé et le gouvernement les renvoie à cet égard à la concertation sociale. "Si les syndicats veulent encore discuter, nous nous joindrons à eux. Mais il nous faut, en priorité, un prolongement des mesures anti-crise", a réagi lundi après-midi le banc patronal.

"Il faut prolonger les mesures de crise en faveur des PME et éviter les charges supplémentaires", a indiqué Marie-Anne Belfroid, présidente de la Fédération Nationale des Unions de Classes Moyennes (UCM).

Avant de reprendre le dialogue social, "il nous faut obtenir des clarifications quant au prolongement des mesures anti-crise", a indiqué le directeur général de la FEB, Pieter Timmermans.

L'organisation flamande des entrepreneurs Unizo s'est montrée plus intransigeante. "En renvoyant au gouvernement, les syndicats ont mis fin de facto à la discussion avec le patronat sur le statut ouvrier employé", a réagi son administrateur délégué Karel Van Eetvelt. "Qui plus est, cette proposition est stupide. Elle provoquerait plus de faillites, les syndicats obtenant alors le contraire de ce qu'ils revendiquent". (OSN)

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