Les Verts prennent le PS au mot dans sa volonté de revoir les intérêts notionnels

Les écologistes se posent, à l'instar du PS, de très sérieuses questions quant au fait qu'Inbev puisse bénéficier de la déduction d'intérêts notionnels tout en licenciant "sans problème" une partie de son personnel. Les Verts regrettent que les partis de la majorité ne les aient jamais suivis dans leur volonté de corriger cette situation.

"Nous avons indiqué depuis l'instauration de cette mesure fiscale qu'elle devait être liée à la situation de l'emploi", a rappelé vendredi le député de Groen! Wouter De Vriendt.

"Le licenciement de travailleurs par des entreprises qui réalisent d'importants bénéfices et profitent des cadeaux fiscaux du gouvernement fédéral est aussi incompréhensible qu'inacceptable. Qu'il s'agisse notamment de Saint-Gobain (à Auvelais), de Kraft ou, aujourd'hui, d'AB-Inbev, cette situation de plus en plus fréquente appelle donc à une réaction politique forte", ont indiqué les coprésidents d'Ecolo ainsi que le député Georges Gilkinet.

Rappelant avoir déposé à plusieurs reprises des amendements visant à "protéger les travailleurs des excès du monde de la finance" à chaque fois repoussés par les partis "traditionnels", Ecolo et Groen! ont réitéré leurs propositions, prenant acte des engagements "volontaristes" pris au sein de la majorité.

Wouter Devriendt s'est par ailleurs interrogé vendredi sur le rôle exercé au sein d'Inbev par Jean-Luc Dehaene, administrateur de l'entreprise. Cela ne fait que renforcer l'amertume qui ressort de ce dossier, a-t-il indiqué. (LEE)

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