Leterme: "Le scrutin est légal mais contre la Constitution"

Le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme (CD&V) a estimé vendredi matin sur la RTBF-radio que le prochain scrutin fédéral serait "légal mais contre la Constitution".

"Il faut constater que ces élections et la loi qui les régit sont contre la Constitution", a commenté le Premier ministre. "Le fait qu'il y a un problème, on l'a signalé il y a longtemps".

Interrogé sur la chute de son gouvernement, M. Leterme a déploré l'intransigeance des positions, jugeant que "certains avaient enfreint la loi naturelle de la Belgique".

Il s'est toutefois refusé à accabler uniquement les partis francophones, plaçant les responsabilités "de part et d'autre". "Côté flamand, il y a eu la volonté d'imposer la loi de la majorité".

Si la formation d'un nouveau gouvernement devait s'éterniser, cela ne mettrait pas la présidence belge de l'UE en danger, a-t-il assuré. "Nous avons la capacité d'agir en tant que gouvernement belge face aux événements qui pourraient se produire".

Quand aux turbulences dans l'eurozone, et les menaces contre la Grèce, le Portugal ou l'Espagne, M. Leterme a assuré que la situation du pays était "totalement différente".

"Pour ne citer qu'un chiffre, la dette extérieure de la Belgique est de moins de 1% du PIB. Les opérateurs financiers n'ont pas beaucoup à chercher en Belgique", a-t-il ajouté.

Devant participer ce vendredi soir au sommet des chefs d'Etat de l'eurozone, le Premier ministre a appelé à l'instauration "au plus vite" d'une gouvernance économique européenne.

"Il n'y a pas de monnaie unique sans politique socio-économique unique". (LEE)

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