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Leterme renvoie la question de la modification du traité à Van Rompuy

Le Premier ministre belge Yves Leterme (CD&V) a estimé mercredi que l'exigence allemande d'une réforme du traité européen ne pouvait entraver l'approbation des propositions relatives au renforcement de la gouvernance budgétaire en Europe.

Les sanctions européennes envers les pays avec des déficits excessifs "ne s'appliqueront pas tout de suite au pays", a en outre indiqué mercredi M. Leterme devant le comité d'avis du Parlement sur les questions européennes.

Selon le Premier ministre démissionnaire, le débat sur une modification du traité afin d'ancrer solidement le mécanisme de stabilisation pour les pays en difficultés doit être confié au président du conseil européen, Herman Van Rompuy.

Celui-ci devrait, d'ici décembre, "explorer les possibilités d'une modification du traité sans avoir recours à la procédure référendaire", a ajouté M. Leterme.

Pour le gouvernement belge, il faut tout faire pour éviter que la discussion sur une modification du traité n'entrave l'approbation des réformes en matière de gouvernance économique.

Celles-ci prévoient des sanctions quasi-automatiques pour les pays qui auraient des déficits excessifs ou qui ne réduiraient pas suffisamment leur dette publique.

Devant les parlementaires mercredi, M. Leterme a estimé que la Belgique ne serait pas confrontée dans l'immédiat à ces sanctions. Avec un déficit public de 4,8% en 2010, la Belgique fait partie, selon le Premier ministre, des meilleurs élèves d'Europe. (RBR)

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