Non marchand bruxellois: les négociations stagnent, regrette le SETCa qui durcit le ton

Ce 30 septembre devait être synonyme d'un premier pas dans les négociations relatives au cahier de revendications du non-marchand bruxellois, mais ce fut une désillusion pour les syndicats, a affirmé vendredi le délégué permanent du syndicat socialiste Yves Dupuis, laissant planer la menace de nouvelles actions.

Selon lui, la Commission Communautaire française de Bruxelles de laquelle dépendent la plupart des travailleurs du secteur dans la capitale, refuse d'attribuer un prime de fin d'année aux travailleurs, dont c'est la revendication principale.

D'après le permanent du SETCa, la réunion de jeudi avait été planifiée à la suite de la manifestation du 14 septembre dernier et de la promesse ministérielle de débloquer 1 million d'euros, à répartir entre une prime de fin d'année pour le secteur et les entreprises de travail adapté.

Les organisations syndicales ont eu la désagréable surprise d'entendre les représentants des ministres CoCof leur expliquer qu'il n'y avait pas d'accord entre eux pour consacrer ce million à l'augmentation de la prime de fin d'année car le 13ème mois auquel aspirent les travailleurs n'est pas accordée en Région wallonne et en Communauté française, et qu'il ne savaient pas non plus à quoi allouer cette somme.

Toujours d'après Yves Dupuis, certaines fédérations d'employeurs, tenteraient de ramener tout le budget à elles. Elles revendiqueraient la subsidiation à 100% de tous les travailleurs de la CoCof et une subsidiation d'infrastructures pour devenir propriétaires de leurs locations.

Le Front Commun Syndical a donc quitté la séance pour faire rapport à la base.

(JDD)

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