"On n'avait jamais imaginé un tel déchaînement de violences"

Visiblement éprouvées, mais toujours aussi motivées à poursuivre leur action contre le blocus de Gaza, les quatre femmes belges ayant participé à la "flottille de la liberté" ont livré vendredi leur récit de l'assaut donné dans la nuit du 30 au 31 mai dernier par la marine israélienne contre le Mavi Marmara, lequel a fait neuf morts et de nombreux blessés.

"Nous avions eu des informations sur une intervention des forces israéliennes, mais on n'avait jamais imaginé un tel déchaînement de violences envers des civils", relate Kenza Isnasni, qui voyageait à bord du ferry turc en compagnie de Fatima El Mourabiti.

Selon cette dernière, en plus de l'usage de bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes, les soldats israéliens, "lourdement armés", ont ouvert le feu à balles réelles sur le bateau avant même de le prendre d'assaut.

Les deux femmes ne nient pas les violences menées par certains passagers envers les militaires israéliens. "Mais nous étions en état de légitime défense. En face d'un soldat lourdement armé, vous perdez tous vos moyens. C'est vraiment effrayant", explique Fatima El Mourabiti.

Après la prise de contrôle du Mavi Marmara par la marine israélienne, les deux jeunes femmes ont été menottées et contraintes de rester à genoux "pendant plusieurs heures en présence des morts et des blessés".

"Certains ont succombé à leurs blessures" à bord, témoigne Kenza Isnasni, manifestement encore sous le choc des événements. (VIM)

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