Opération Calice : le parquet général a estimé les perquisitions irrégulières

Dans le cadre d'une requête du cardinal Danneels et de l'archevêché Malines-Bruxelles visant la restitution de leurs biens saisis le 24 juin dernier, le parquet général a plaidé vendredi devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles l'irrégularité des perquisitions, selon l'avocat du cardinal et de l'archevêché, Me Fernand Keuleneer.

A la suite des perquisitions, l'avocat a demandé au juge d'instruction Wim De Troy la restitution des biens saisis, sur base de l'article 61 quater du Code d'instruction criminelle. La requête a été rejetée par le juge d'instruction, hormis pour deux ordinateurs restitués au cardinal. L'avocat a été en appel. Une audience s'est tenue vendredi en chambre des mises. Selon Me Keuleneer, le parquet général a suivi sa position, déclarant les perquisitions irrégulières et illégales. Il contesterait la légitimé des perquisitions.

"Il n'y avait pas d'indices spécifiques et concrets (justifiant de telles perquisitions). Le but était d'aller à la pêche avec un grand filet dans l'espoir d'obtenir quelques indices", a expliqué Me Keuleneer.

Une audience s'était tenue le vendredi 6 août en chambre des mises en accusation, dans le cadre de l'examen de la régularité de l'instruction. La position du parquet général n'était pas connue mais il semble probable, compte tenu de ses réquisitions formulées ce vendredi, qu'il conteste la légalité de l'ensemble des perquisitions.

La chambre des mises s'est prononcée ce vendredi sur la régularité de l'instruction mais le parquet de Bruxelles n'a pas été autorisé par Wim De Troy à livrer le contenu de l'arrêt.

(MDP)

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