Opération Calice: les victimes ne peuvent plus saisir le juge d'instruction

Une série de victimes d'abus sexuels commis par des prêtres, qui voulaient introduire une plainte auprès du juge d'instruction bruxellois De Troy, sont stoppées dans leur élan. Le juge d'instruction ne peut plus acter leurs plaintes, dès lors qu'une demande en récusation a été introduite à son encontre.

La demande en récusation a été déposée la semaine dernière par Me Fernand Keuleneer, l'avocat de l'archevêché de Malines et du cardinal Danneels. Ils espèrent que le juge d'instruction De Troy soit écarté de l'enquête. La requête doit à présent être traitée par la première chambre de la cour d'appel de Bruxelles, et tant que cela n'est pas fait, le juge d'instruction ne peut plus travailler sur le dossier.

"C'est la procédure normale", a indiqué Me Christine Mussche, avocate d'un groupe de victimes. "Cela signifie que les victimes qui veulent à présent se faire connaître ne peuvent le faire qu'auprès de la police. Nous regrettons aussi déjà cette situation, car les victimes ne sont pas entendues dans la procédure de récusation. Nous sommes encore une fois mis sur le côté, alors que la cour de cassation avait décidé que nous devions être entendus dans les procédures devant la chambre des mises en accusation."

Linda Opdebeeck, du groupe de travail pour les droits de l'Homme dans l'Eglise, est tout sauf satisfaite de la tournure des événements: "D'un côté, l'Eglise dit que les victimes doivent s'adresser à la justice, et de l'autre elle fait tout pour que cela ne soit pas possible." (VIM)

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