Opération Calice: Me Van Steenbrugge indigné par le manque d'informations

L'avocat Walter Van Steenbrugge, qui défend certaines victimes présumées d'abus sexuels au sein de l'Eglise, s'est montré indigné face au refus du juge d'instruction Wim De Troy de livrer le contenu de l'arrêt rendu vendredi matin par la chambre des mises en accusation. Celle-ci devait se prononcer sur la régularité de l'instruction relative à l'abus sexuel d'enfants et une éventuelle tentative d'étouffement d'affaires au sein de l'Eglise.

"J'ai entendu dire de source officieuse que la chambre des mises aurait suivi les réquisitions du procureur (...). Il y a probablement un certain nombre d'actes qui ont été annulés mais dans quelle mesure, on l'ignore", a réagi Me Van Steenbrugge.

L'avocat est indigné par le manque d'informations. "Mes clients sont parties civiles dans cette affaire et ont demandé à plusieurs reprises d'être entendus par la chambre des mises. Le parquet général n'a lui-même pas jugé bon de réagir ou de reconnaître leur existence. Même aujourd'hui, nous sommes laissés complètement dans l'obscurité alors que le Code d'instruction criminelle stipule que les victimes ont le droit à l'information", a regretté l'avocat.

L'avocat suit le développement de l'affaire "avec une stupeur croissante". Il a le sentiment de revenir à la période de l'affaire Dutroux, "lorsque l'arrogance du pouvoir était à son apogée".

Les clients de Me Van Steenbrugge se sont constitués parties civiles le 3 août dernier et peuvent accéder à leur dossier à partir du 3 septembre. De cette façon, ils devraient prendre connaissance de l'arrêt de la chambre des mises en accusation.

(MDP)

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