Picqué: il faut plus de présence policière dissuasive dans les rues

Pour le ministre-président bruxellois Charles Picqué, il faut plus de présence policière dissuasive dans les rues. Il réagissait ainsi à la RTBF dimanche midi à l'agression qui a coûté la vie à une mère de famille vendredi à Uccle.

M. Picqué a rappelé qu'il faut décharger les policiers d'une série de tâches administratives ou de certaines obligations comme remplacer les gardiens de prison en cas de grève. Il a reconnu que c'était un des rares points sur lequel il y avait eu un engagement du fédéral lors de la concertation qui s'est engagée sur la sécurité à Bruxelles, après l'agression qui s'est terminée par une fusillade au cours de laquelle un policier a été blessé à Laeken.

Mais M. Picqué s'est voulu prudent. "On verra ce qu'il en adviendra. On se revoit en avril. Si alors il n'y a rien de concret tout cela n'aura été qu'un vain battage médiatique", a-t-il dit.

Par ailleurs, il a répété que lorsqu'il y avait une décision de privation de liberté elle devait être appliquée et ce notamment à l'égard de jeunes délinquants, afin d'éviter le sentiment d'impunité. "Je sais que cela ne fait pas plaisir à tout le monde mais la privation de liberté est ce qui ennuie le plus un délinquant. Et qu'on ne me dise pas que la prison c'est mauvais", a dit le ministre-président.

"Evidemment, s'il faut avoir assassiné quelqu'un à trois reprises pour être enfermé dans un centre fermé, alors il ne faut pas beaucoup de places", a-t-il ironisé. (EYI)

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