Plus de prêts aux colonies par Dexia Israël: "Palestine occupée - Dexia impliquée" satisfaite

La plate-forme "Palestine occupée - Dexia impliquée" se réjouit mercredi, dans un communiqué, des informations parues sur la décision de la banque Dexia Israel, filiale du groupe bancaire franco-belge, de ne plus accorder de prêts aux colonies israéliennes.

"Nous sommes sûrs que c'est grâce au travail de tous les militants et aux pressions qu'ils ont engendrées que Dexia amorce un changement partiel de sa politique en Israël", affirme la plate-forme, qui regroupe 69 organisations et milite pour que le groupe Dexia rompe définitivement "tous ses liens avec l'occupation israélienne".

Cette décision ne provoquera toutefois pas la fin de la campagne "Palestine occupée - Dexia impliquée". Elle se poursuivra "jusqu'à ce que Dexia s.a. réponde favorablement à toutes nos revendications. Notamment l'arrêt des prêts accordés à la municipalité israélienne de Jérusalem", avertit l'association. Selon cette dernière, qui cite le droit international, Israël occupe illégalement la partie orientale de la ville. "Aujourd'hui, la construction de nouvelles colonies à Jérusalem-Est provoque l'indignation de toute la communauté internationale. Il est inacceptable que Dexia continue à collaborer financièrement à cette politique", insiste-t-elle.

Le lobby des colons israéliens, Yesha, et les élus des implantations de Cisjordanie s'étaient pour leur part indignés de la décision de Dexia Israël, estimant qu'elle leur causerait un "énorme préjudice en les empêchant de se développer normalement".

Dexia Israël agirait de la sorte par crainte qu'un futur accord de paix n'entraîne le démantèlement des colonies et les rende insolvables. Elle assure "n'agir que sur la base de considérations économiques".

(ROJ)

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