Procès Storme: les mensonges de l'accusé, conséquence d'un stress post-traumatique

Me Jean-Philippe Mayence a expliqué lundi devant la cour d'assises de Bruxelles les versions différentes livrées par son client, comme la volonté de ce dernier de se "re-maîtriser" après le choc entraîné par ce qu'il venait de vivre.

"La volonté de se 're-structurer' après avoir vécu des événements pareils peut arriver très vite, selon les experts psychiatres", a rapporté Me Jean-Philippe Mayence, avocat de Léopold Storme, accusé des meurtres de ses parents et de sa soeur. "Il est comme ça depuis les faits", a-t-il poursuivi. "Il s'est constitué une carapace de défense. C'est un gamin complètement perdu qu'il faut aider."

L'accusé, qualifié de "borderline" par plusieurs experts, aurait été fortement choqué d'avoir assisté au massacre de sa famille, si bien que ça aurait produit chez lui un problème psychique. "Dans ces cas, la mémoire n'est plus accessible à la conscience", a encore rapporté Me Mayence, en se basant sur des ouvrages de psychiatrie.

"Vous devez vous imaginer cette situation", a-t-il déclaré aux jurés. "En dehors de ses mensonges, je ne vois rien dans le dossier qui permette de l'incriminer sérieusement", a lancé l'avocat.

Celui-ci a demandé l'acquittement et à titre subsidiaire, a demandé au jury de répondre "oui" à la dernière question, celle de savoir si l'accusé était dans un état qui n'est pas le sien habituellement au moment des faits. Il serait alors absout.

L'accusé, Léopold Storme, prendra la parole en dernier lieu mardi matin, avant que les jurés ne rentrent en délibération. (LEE)

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