Procès terrorisme: le procureur a requis des peines d'un à dix ans de prison

Le procureur fédéral a requis, mercredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, des peines de dix et sept ans de prison à l'encontre de Moez Garsalloui et Hicham Beyayo, considérés avec Malika El Aroud, épouse du premier, comme les trois dirigeants d'une filière d'envoi de combattants dans des camps d'Al-Qaïda au Waziristan (Pakistan).

Le procureur fédéral Jean-Marc Trigaux a requis des peines de cinq ans d'emprisonnement à l'encontre d'Ali Ghanouti et de Saïd Arissi, qui ont suivi au Waziristan une formation en maniement d'explosifs. Le procureur n'est pas opposé à ce qu'une partie de la peine soit assortie d'un sursis probatoire. A l'encontre d'Hicham Bouhali Zrioul, absent au procès comme Moez Garsallaoui, le procureur a demandé une peine de cinq ans d'emprisonnement. Le ministère public a requis à l'encontre des deux frères Bastin, Mohamed et Adulaziz, des peines de quatre ans d'emprisonnement.

Enfin, à l'encontre de Jean-Christophe Tréfois, le procureur a requis une peine d'un an d'emprisonnement sans être opposé à un sursis en ce qui concerne la période qui excède la durée de sa détention préventive, soit près de cinq mois. Les faits reprochés à Christophe Tréfois, qui a hébergé et conduit à l'aéroport de Zaventem un candidat combattant français en route pour le Waziristan, n'ont pas la même intensité des actes commis par les autres prévenus, a précisé le procureur.

Les plaidoiries débuteront lundi. Mardi, le procureur fédéral avait requis à l'encontre de Malika El Aroud, une "peine qui ne peut être inférieure à huit ans" de prison. (LEE)

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