Rapports alternatifs présentés au Comité des droits de l'Enfant

Défendant leur nouveau rapport lundi à Genève devant le Comité des droits de l'enfant, le Délégué général de la Communauté française aux droits de l'enfant et le Kinderrechtencommissariaat du Parlement flamand ont apporté des éléments d'analyse critique du rapport belge, ont-ils indiqué jeudi au cours d'une conférence de presse.

"Si on pouvait espérer que l'Etat belge veillerait à apporter des réponses satisfaisantes, on doit néanmoins constater que certaines n'ont pas suffisamment été suivies d'effet" indiquent-ils. Ils dénoncent ainsi le fait que la Belgique continue à juger certains mineurs comme adultes.

Les pays ayant ratifié la convention internationale des droits de l'enfant doivent rendre un rapport tous les 5 ans au Comité des droits de l'enfant. Les autorités belges ont remis leur dernier rapport en juillet 2008 et devront le présenter en juin 2010.

Les ONG qui sortiront leur rapport alternatif en mars, ont également fait part lundi devant le Comité de leurs préoccupations.

"En Belgique, on constate que l'enfermement constitue une réponse trop fréquente au comportement déviant d'un mineur, y compris l'enfermement en prison donc avec des adultes(...). C'est tout à fait contraire à la Convention", regrettent les ONG.

"La délinquance existe et existera toujours. Il faut une réaction sociale. L'abaissement de la majorité pénale à 16 ans est contraire à la convention. Et le snelrecht a déjà été expérimenté en Belgique sans succès", a réagi Manu Lambert, président du CODE (Coordination des ONG pour les droits de l'Enfant), dans le cadre du débat actuel sur la délinquance juvénile.

(MUA)

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