Rémunérations des patrons: le PS appelle à un sursaut des "forces conservatrices"

Les députés socialistes ont regretté le blocage de la droite en Belgique face à la nécessité d'encadrer les salaires des patrons, une voie empruntée en Suisse à travers une "votation", et au niveau européen, en ce qui concerne le secteur bancaire.

Les parlementaires PS ont dénoncé lundi dans un communiqué "l'obstruction en Belgique de certains acteurs économiques - et de leurs relais politiques - qui préfèrent conserver leurs rémunérations indécentes au détriment d'investissements économiquement et socialement plus justes et plus rentables". En cette période de crise, ils appellent "les forces conservatrices" à un "sursaut civique" et à la levée de cette obstruction. Chez AB inBev, ont rappelé les députés socialistes, la rémunération du grand patron équivaut à 4.500 années de salaire moyen d'un travailleur. En 2011, il a gagné 2,5 millions d'euros et 135 millions d'euros de bonus, alors même que près de 300 emplois étaient supprimés.

Il y a deux ans, le groupe PS déposait trois propositions de loi.

La première des propositions socialistes vise à rendre obligatoire la publication annuelle de l'écart salarial maximal au sein des entreprises cotées en bourse et des entreprises publiques autonomes.

Parallèlement à la publication de cet IES, les députés PS proposent de "plafonner les bonus à maximum 30%" du salaire fixe.

Le dernier texte impose, dans les futurs contrats de gestion et les prochaines nominations dans les entreprises publiques, un écart de 1 à 20 maximum dans la politique salariale.

(PVO)

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