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Restructurations: Milquet veut un "monitoring d'anticipation"; vives critiques du patronat

L'évolution économique des différents secteurs devrait faire l'objet, tous les trois ou six mois, d'un monitoring et d'une discussion entre partenaires sociaux, afin de pouvoir déceler les entreprises du secteur qui risquent d'être restructurées. Cette idée, que vient de lancer la ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, suscite la colère des des organisations patronales.

Mme Milquet a proposé un tel "monitoring d'anticipation", parmi d'autres pistes, dans le cadre d'une conférence européenne sur les restructurations, qui s'est tenue lundi et mardi à Bruxelles.

Elle suggère aussi de modifier la loi Renault pour renforcer la concertation préalable entre les partenaires sociaux, d'impliquer davantage le conciliateur social et d'imposer des obligations de formation continue.

Dans un communiqué conjoint, les principales organisations patronales (FEB, VOKA, UWE, BECI, UNIZO, UCM et Boerenbond) ont dénoncé ces propositions, qu'elles jugent totalement irréalistes.

"Avec ces propositions, la ministre semble vouloir placer les entreprises sous curatelle, via les commissions paritaires, via un renforcement de la loi Renault et via les conciliateurs sociaux. Nous n'avons d'autre choix que d'interpréter ces propositions comme une atteinte au libre entreprenariat qui met également les compétences de nos chefs d'entreprises en doute", s'insurgent les organisations patronales. (WAE)

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