UE: la Commission dénonce le maintien de contrôles aux frontières intérieures

La Commission européenne a dénoncé mercredi le maintien par les Etats membres de contrôles "réguliers et systématiques" aux frontières intérieures de l'Union européenne, en dépit de l'accord de Schengen qui prévoit théoriquement la fin de ceux-ci.

"Cet espace sans frontières intérieures dans lequel les personnes peuvent circuler librement est l'une des plus grandes réalisations de la coopération européenne et une avancée qui profite réellement aux citoyens", a rappelé mercredi la commissaire en charge des Affaires intérieures, Cecilia Malmström.

A la suite de plaintes émises par des voyageurs, l'exécutif européen a mené sa propre enquête, laquelle a confirmé le non-respect par les Etats membres des dispositions de Schengen.

Sans interdire la conduite de contrôles volants pour des raisons de sécurité, le traité précise que ceux-ci ne peuvent toutefois avoir un "effet équivalent" aux contrôles frontaliers systématiques menés avant son entrée en vigueur, en 1995.

L'exécutif européen dénonce en outre le maintien d'infrastructures aux points de passage routiers aux frontières intérieures, à l'image de celui encore en place sur l'autoroute Bruxelles-Mons-Paris où les véhicules sont ramenés sur une bande de circulation et contraints de ralentir lors du passage de la frontière, sans aucune justification en termes de sécurité routière.

Forte de ce constat, la Commission européenne n'a pas exclu mercredi de mener des contrôles inopinés pour s'assurer du bon respect des règles de Schengen et d'avoir "recours à tous les moyens dont elle dispose pour assurer la bonne application du droit de l'Union", a-t-elle encore prévenu. ((ALN))

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