Un satellite à moitié belge a été lancé mardi pour étudier le soleil

Un satellite destiné à étudier le soleil a été lancé mardi à 16h42 de la base russe Dombarovsky. Ce microsatellite français du nom de "Picard" est composé notamment de deux instruments fabriqués en Belgique, a annoncé l'Observatoire royal de Belgique (ORB) lors d'une conférence de presse.

Le satellite Picard comprend le "SOVAP" (radiomètre différentiel) et le "BOS" (senseur biométrique), tous deux belges, destinés à mesurer l'irradiance solaire et ses variations.

Le "SOVAP" a été entièrement construit en Belgique par l'Institut royal météorologique (IRM) de même que le "BOS" avec la collaboration de l'ORB.

Le Centre de la mission scientifique Picard (CMS-P) sera géré par le BUSOC (Institut d'aéronomie spatiale de Belgique), responsable des opérations ainsi que de l'archivage, du traitement et de la transmission des données.

"Picard mesurera avec précision le diamètre du soleil, ses variations ainsi que l'éclairement énergétique du soleil avec pour double objectif d'en savoir plus sur l'influence du soleil sur notre climat et d'étudier sa structure physique et interne", explique l'ORB.

"Certains scientifiques émettent l'hypothèse que le réchauffement climatique serait dû à la variation des radiations du soleil et non à l'activité humaine. Grâce aux données récoltées par Picard, on pourra enfin répondre à cette question délicate", ajoute Philippe Mettens, président de la politique scientifique belge.

Picard pèse 150 kilos et sera placé sur orbite à 725 km d'altitude en début de cycle solaire. Les premières données devraient être transmises dans deux semaines. Le satellite resterait en orbite au moins trois ans. (LEE)

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