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Une cellule de communication pour "dédramatiser" la délinquance juvénile

La direction générale de l'Aide à la Jeunesse va se doter d'une cellule de communication afin de réagir à ce que certains intervenants du secteur considèrent comme des dérapages de la presse lors d'événements dramatiques impliquant des jeunes.

Interrogée mercredi en Commission du parlement de la Communauté française par le député cdH Marc Elsen, la ministre de l'Aide à la Jeunesse Evelyne Huytebroeck a indiqué que le Conseil Communautaire de l'Aide à la Jeunesse souhaite la création d'une telle cellule.

Dans un avis récent, cité par la ministre, le Conseil constate que l'opinion publique est largement formatée par les médias et que certains faits divers médiatisés produisent une forme de panique morale augmentant la pression pesant sur les acteurs politiques et la justice.

Le Conseil recommande dès lors le développement d'une politique de communication correcte aux médias et une réaction adéquate aux dérapages de la presse.

La direction de l'Aide à la jeunesse prévoit effectivement la mise en place d'un dispositif de communication et un groupe de travail réfléchit à la meilleure manière de communiquer avec les médias lors d'événements dramatiques et en dehors de ceux-ci, a indiqué Mme Huytebroeck. Elle a épinglé au passage les réactions émotives de certains responsables politiques qui "enflamment les choses" lors de tels événements.

Pour sa part, le président de la Commission de l'Aide à la Jeunesse, Yves Reinkin, a proposé l'organisation d'un colloque consacré à l'image de la jeunesse véhiculée par les médias. (ROJ)

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