ASEM: les dirigeants devraient appeler la Birmanie à organiser des élections libres

Les dirigeants européens et asiatiques réunis à Bruxelles s'apprêtent à appeler le régime birman à libérer ses prisonniers politiques et à organiser, le 7 novembre prochain, des élections réellement libres et équitables.

Dans un projet de communiqué négocié dimanche par des diplomates, les chefs d'Etat et de gouvernement membres de l'ASEM (Asia Europe Meeting) appellent la junte birmane à tenir des élections "libres, équitables et ouvertes à tous", notamment par la libération des prisonniers politiques.

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, quelque 2.200 prisonniers politiques sont détenus en Birmanie.

Des sources officielles birmanes ont annoncé la semaine dernière que la dissidente birmane Aung San Suu Kyi, privée de liberté par la junte pendant la majorité des vingt dernières années, serait libérée quelques jours après les élections du 7 novembre durant lesquelles elle serait autorisée à voter.

Dans un communiqué, l'ONG Action Birmanie a dénoncé la "présence scandaleuse" à Bruxelles du ministre birman des Affaires étrangères, Nyan Win.

Théoriquement visé par l'interdiction européenne de visas envers les dignitaires du régime, celui-ci a toutefois reçu une dérogation pour assister au sommet ASEM, dont la Birmanie fait partie via l'Asean.

Rappelant le rapport publié en mars dernier par les Nations Unies, lequel jugeait que certains crimes commis par la junte pouvaient être qualifiés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, l'ONG déplore que le gouvernement belge n'ait toujours pas soutenu la conduite d'une enquête internationale. (VIM)

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