Bangladesh: nouveaux affrontements entre ouvriers du textile et police

De nouveaux heurts ont opposé dimanche au Bangladesh la police à des ouvriers du textile qui protestent contre le montant jugé dérisoire des hausses salariales proposées par le gouvernement.

Au moins une vingtaine d'usines restaient fermées à Ashulia, au nord de Dacca, théâtre de nouveaux combats de rues entre ouvriers du textile et forces anti-émeutes, a indiqué un responsable de la police, Monowar Hossain.

"Ils sont plusieurs centaines. Ils ont essayé d'entraver une voie de communication clef et ont lancé des pierres sur les policiers. Nous avons utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser", a-t-il dit.

"Les routes sont dégagées. Des affrontements sporadiques ont encore lieu mais la situation est bien meilleure qu'hier (samedi)", a-t-il dit.

Des manifestations ont éclaté vendredi dans la capitale Dacca après l'annonce de hausses salariales jugées "insultantes" par les syndicats du secteur. Le gouvernement avait annoncé mardi une hausse de 80% du salaire minimum des ouvriers du textile à 3.000 takas (43 dollars), contre 1.662 takas précédemment.

Les syndicats réclament 5.000 taka pour faire face notamment aux augmentations de prix de l'alimentation.

Selon la représentante du Forum des ouvriers du textile, qui a rejeté la hausse salariale, les ouvriers pourraient appeler à une grève nationale jusqu'à ce que le gouvernement accède à leur demande.

Les usines fabriquent notamment des vêtements pour des chaînes occidentales comme Wal-Mart, H&M, Zara, Marks et Spencer et Carrefour.

Le secteur au Bangladesh emploie 3,5 millions de personnes. (MUA)

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