Damas nie avoir utilisé des chars et des hélicoptères à Treimsa

Les forces du régime syrien n'ont pas eu recours aux hélicoptères ou à l'artillerie lourde lors de l'opération meurtrière jeudi à Treimsa, a affirmé dimanche le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdessi, niant l'existence d'un "massacre".

L'armée a "utilisé des transports de troupes de type BMB, des armes légères dont des RPG. Il n'y a pas eu de recours ni aux avions, ni aux chars, ni aux hélicoptères, ni à l'artillerie", a déclaré M. Makdessi lors d'une conférence de presse. "Parler de recours à l'artillerie lourde est totalement infondé."

Dans une note adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, le médiateur Kofi Annan a dénoncé l'utilisation à Treimsa "d'artillerie, de chars et d'hélicoptères", confirmée par les observateurs de l'ONU, estimant qu'il s'agissait d'une violation du plan de paix officiellement accepté par Damas.

"La lettre de Kofi Annan a été très précipitée et n'est pas basée sur les faits", a affirmé M. Makdessi.

"Il n'y a pas eu de massacre. Ce qui s'est passé, c'était des combats avec des groupes armés qui font fi du plan de Kofi Annan pour résoudre la crise en Syrie", a-t-il ajouté.

"Seuls cinq bâtiments utilisés comme centres d'opérations par les hommes armés ont été attaqués par les forces de l'ordre", a ajouté le porte-parole, précisant qu'"une grande quantité d'armes, dont des obus de mortier, des roquettes, des charges explosives, des mitrailleuses et également des centres de torture" avait été saisie.

Citant une personne anonyme qui a "enterré" les corps, il a fait état d'un bilan de 37 hommes armés et deux civils tués dans l'opération, refusant de révéler le nom de sa source par peur qu'elle ne soit tuée par l'opposition.

(JAV)

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