Début de la déposition de Blair devant la commission d'enquête sur l'Irak

L'ex Premier ministre britannique Tony Blair a commencé vendredi matin son témoignage très attendu devant la commission d'enquête sur la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak en 2003, tandis que des centaines de personnes manifestaient à l'extérieur.

Avant que M. Blair ne prenne la parole, le président de la commission, John Chilcot, a rappelé que l'engagement du Royaume-Uni dans ce conflit impopulaire restait "un sujet qui divise et qui provoque des émotions tranchées", notamment parmi les familles des 179 soldats britanniques tués en Irak.

L'audition de vendredi est prévue pour durer six heures au total.

M. Blair a commencé à s'exprimer sur le régime de Saddam Hussein après les attentats du 11 Septembre 2001.

"Après cette époque, mon opinion était qu'on ne pouvait pas prendre de risques avec ces questions", a-t-il estimé. "On nous a dit que ces gens utiliseraient des armes chimiques ou biologiques ou nucléaires s'ils pouvaient en obtenir (...) Cela a complètement changé notre évaluation des risques" posés par des pays comme l'Irak, l'Iran, la Libye, selon lui.

Après le 11-Septembre, le régime de Saddam Hussein "n'en avait objectivement pas fait plus mais c'est notre perception du risque qui avait changé", a-t-il ajouté.

A l'extérieur de la salle d'audience, au centre de Londres, plusieurs centaines de personnes ont commencé à manifester en début de matinée.

(MDP)

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