Deux semaines après le carnage, la Norvège enterre 32 victimes

Deux adolescents de 14 ans, un Franco-Norvégien de 25 ans... Deux semaines après les pires attaques commises sur son sol depuis la Seconde Guerre mondiale, la Norvège a enterré vendredi 32 des 77 victimes de l'extrémiste Anders Behring Breivik.

La liste des victimes témoigne de l'horreur des attaques du 22 juillet, un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement d'abord, puis une fusillade dans un camp d'été de jeunes travaillistes sur l'île d'Utoeya: près de la moitié des personnes inhumées vendredi n'avaient pas encore 18 ans.

Comme elle s'y était engagée, la Norvège officielle a été représentée à toutes les obsèques où sa présence était souhaitée par la famille.

M. Stoltenberg a lui-même assisté à l'enterrement de Monica Elisabeth Boesei, une femme de 45 ans, généralement décrite comme "mère Utoeya" car c'est elle qui y organisait le camp d'été des jeunes travaillistes depuis 20 ans.

Ailleurs dans le pays, familles, officiels et anonymes ont aussi fait leurs adieux à d'autres victimes, dont Sharidyn Svebakk-Bohn, surnommée Sissi, fauchée quelques jours seulement après son 14e anniversaire, et Johannes Buoe, un jeune du même âge.

Se présentant comme un croisé en guerre contre "l'invasion musulmane" et le multiculturalisme en Europe, Anders Behring Breivik, 32 ans, reste en détention provisoire dans une prison de haute sécurité.

La police norvégienne l'a entendu mercredi, pour la troisième fois depuis son arrestation. (ROJ)

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