Exécution de Sahra Bahrami: condamnation du président du Parlement européen

Le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a condamné dans un communiqué l'exécution de l'Irano-néerlandaise Sahra Bahrami en Iran, jugeant qu'il s'agissait d'un "acte lâche de justice arbitraire".

"L'Union européenne condamne la peine de mort par principe, en tant que violation de la dignité humaine, mais le cas de Sahra Bahrami est particulièrement horrible. Elle a été arrêtée pendant les manifestations contre l'élection présidentielle détournée de décembre 2009. Les accusations à son encontre sont particulièrement douteuses", a indiqué M. Buzek.

"Le fait que les représentants des Pays-Bas n'ont pas eu accès à elle et n'ont pas été autorisés à lui offrir les services consulaires basiques pendant son procès constitue une gifle pour les coutumes diplomatiques et les procédures judiciaires reconnues. Le procès a été tout sauf équilibré", a-t-il ajouté.

M. Buzek s'inquiète par ailleurs de l'augmentation "dramatique" des peines de mort en Iran depuis la répression des manifestations d'opposition du début de l'an dernier.

La télévision d'Etat iranienne avait annoncé tôt samedi matin la pendaison de Sahra Bahrami, 46 ans, accusée de trafic de drogue et condamnée à mort pour "la possession de 450 grammes de cocaïne et pour sa participation à la vente de 150 grammes de cocaïne", selon un communiqué du procureur de Téhéran.

Arrêtée en décembre 2009 à Téhéran alors qu'elle participait à une manifestation contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, Sahra Bahrami faisait aussi l'objet d'un procès pour appartenance à un groupe armé opposé au gouvernement, selon sa fille. (MDP)

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