Floribert Chebeya, un militant des droits de l'homme "qui ne reculait pas"

Floribert Chebeya, le militant congolais des droits de l'homme tué à Kinshasa début juin, était reconnu en République démocratique du Congo comme un "éminent défenseur des droits de l'homme", ne reculant devant aucune enquête "quel que soit le dossier".

Cet homme de petite taille, né le 13 septembre 1963 à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, a commencé à militer dans diverses associations de droits de l'homme dans cette ville au début des années 1980, en pleine gloire du régime du parti unique de l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko.

En 1983, l'étudiant en commerce crée avec des amis sa propre ONG qu'il baptise la "Voix des sans-voix" (VSV). Il commence à dénoncer l'absence de liberté, l'injustice entre les classes sociales mais surtout la persécution des opposants.

Ces dénonciations lui vaudront d'être régulièrement menacé et interpellé.

"Il prenait tous les risques pour que les gens qui dirigent le pays puissent le faire d'une manière honnête et partagent les richesses équitablement", témoigne son collaborateur au VSV.

Diplômé en sciences financières de l'Institut supérieur de commerce (ISC) de Kinshasa, Floribert Chebeya avait suivi des formations en démocratie, droits de l'homme et résolution des conflits notamment en Belgique, en Suisse, en France et aux Etats-Unis.

"Le travail de M. Chebeya restera gravé dans l'Histoire comme un hommage à la persévérance du peuple congolais", avait estimé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

(MPK)

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