France: décès de la chercheuse en génétique Ketty Schwartz

La chercheuse de renommée internationale Ketty Schwartz, à l'origine d'avancées considérables dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire des maladies cardiaques et musculaires, est décédée mardi à l'âge de 70 ans, a indiqué mercredi l'institut où elle travaillait.

Pharmacienne, docteur ès sciences naturelles, Ketty Schwartz a dirigé plusieurs unités de recherche de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Ses travaux ont été à l'origine du développement en France et dans le monde de la génétique moléculaire en cardiologie, un domaine dans lequel, au début des années 1990, la notion de transmission familiale était encore peu répandue.

Ces études multidisciplinaires ont conduit à la création de réseaux de recherche clinique Inserm et de réseaux européens. Des banques d'ADN ont été constituées et l'origine génétique de plusieurs pathologies des muscles et du muscle cardiaque a été élucidée (cardiomyopathie hypertrophique familiale, syndrome du QT long congénital, cardiomyopathies dilatées, dystrophies musculaires).

En collaboration avec celle du professeur Philippe Ménasché, son équipe a été à l'origine de la première tentative réussie de thérapie cellulaire de l'infarctus et de l'insuffisance cardiaque par transplantation de myoblastes autologues (cellules musculaires provenant du patient).

Elle présidait le conseil scientifique de l'Association Française contre les Myopathies (AFM) et le Groupe de réflexion avec les Associations de Malades de l'Inserm.

Titulaire de nombreux prix, Ketty Schwartz était l'auteur de quelque 350 publications, et premier éditeur associé européen de la revue américaine Circulation Research (1992-1999).

(CLA)

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