Grece-Election: la gauche radicale anti-austérité du Syriza deuxième parti

Le parti de gauche radicale Syriza est devenu la deuxième force politique en Grèce, devant le Pasok socialiste qui partageait jusque-là le pouvoir avec les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, selon un nouveau sondage à la sortie des urnes diffusé par les chaînes grecques.

Le Syriza remporte 15,5% à 17% des voix, devant le Pasok, ex-pilier du bipartisme grec, qui s'effondre à 13-14%, contre 44% en 2009. Cette révision des premières fourchettes confirme que la Nouvelle-Démocratie, qui a rallié les politiques de rigueur depuis novembre, est en tête avec 19% à 20,5% des voix.

Pour arriver à former un gouvernement de coalition avec les socialistes, l'option qui semblait la plus probable jusque là, la ND devrait cumuler avec eux autour de 37% des voix.

Au total, le bloc de gauche anti-austérité caracole entre 29 et 33% des voix, en comptant la progression du parti communiste ultra-orthodoxe entre 8% et 9,5% et une percée autour de 6% de la Gauche démocratique, des dissidents modérés du Syriza.

Face aux deux partis gouvernementaux, le bloc de droite rejetant l'austérité UE et FMI, perce aussi entre 16,5 et 18,5%, dont autour de 7% pour le seul groupe néo-nazi Chryssi Avghi qui fait ainsi irruption au parlement.

Selon le même sondage, coréalisé par cinq instituts, trois petits partis jouent leur entrée au parlement, autour du seuil requis de 3% des votes: le Laos d'extrême-droite, les verts et la formation de centre-droit pro-austérité Alliance démocratique.

(MVL)

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