Honduras: le pouvoir déchu espère que le scrutin ne sera pas reconnu

La ministre des Affaires étrangères du président déchu du Honduras, Patricia Rodas, a déclaré dimanche espérer que les pays ibéro-américains, réunis en sommet jusqu'à mardi à Estoril (Portugal), ne reconnaîtront pas les élections organisées dans son pays le même jour.

"La reconnaissance des élections n'est déjà plus possible car presque toute la communauté internationale s'est déjà prononcée contre", a déclaré Patricia Rodas à Estoril, où elle devait participer à une réunion ministérielle préparatoire au sommet de chefs d'Etat et de gouvernement.

Les pays qui se sont déjà prononcés pour la reconnaissance du scrutin (les Etats-Unis, le Costa Rica, le Pérou et le Panama) "représentent une partie infime de la communauté internationale", a ajouté Mme Rodas, qui a qualifié le scrutin de dimanche d'"illégal".

Renversé par un coup d'Etat fin juin, Manuel Zelaya a appelé ses partisans à boycotter le scrutin de dimanche au cours duquel 4,6 millions de Honduriens étaient appelés à élire un nouveau président.

Une manifestation de partisans de Manuel Zelaya, le président du Honduras renversé en juin dernier par un coup d'Etat, a été réprimée dimanche par la police à San Pedro Sula.

La police a dispersé à coups de grenades lacrymogènes et de canon à eau quelque 2.000 partisans du Front de résistance contre le coup d'Etat, qui réclamaient "le retour de Manuel Zelaya".

(FCH)

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