Invitation de Bechir: le Kenya avait l'obligation de coopérer

Le Kenya avait "l'obligation de coopérer" avec la Cour pénale internationale (CPI), a jugé lundi le ministère français des Affaires étrangères, regrettant que le président soudanais, Omar el-Bechir, recherché par la CPI, ait pu se rendre au Kenya sans être arrêté.

"La France regrette que le président Bechir ait pu se rendre vendredi dernier au Kenya en toute impunité, malgré les deux mandats d'arrêt émis par la Cour pénale internationale à son encontre", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, interrogé lors d'un point-presse sur la venue du président soudanais à Nairobi.

"La France rappelle que tous les Etats parties au statut de Rome, dont le Kenya, ont l'obligation de coopérer avec la Cour pénale internationale, afin que les auteurs présumés des crimes les plus graves puissent être jugés", a affirmé M. Valero.

La présence vendredi à Nairobi du président soudanais à la cérémonie officielle de promulgation de la nouvelle constitution kenyane a provoqué de vives réactions de la communauté internationale.

Déjà poursuivi l'an dernier pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, M. Bechir est depuis le 12 juillet sous le coup d'un nouveau mandat d'arrêt de la CPI, cette fois pour génocide dans cette région de l'ouest du Soudan en proie à une guerre civile depuis sept ans.

Les pays membres de l'Union africaine (UA) ont prévenu qu'ils ne comptaient pas appliquer ces mandats d'arrêt, accusant la CPI de concentrer ses poursuites contre les seuls responsables africains.

(EYI)

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