L'agence européenne de surveillance des frontières épinglée par une ONG

L'agence européenne chargée de la surveillance des frontières, Frontex, expose les migrants à "des conditions abusives", a estimé mercredi l'organisation internationale de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).

Les migrants appréhendés le long des frontières terrestres de la Grèce avec la Turquie sont envoyés dans des centres de détention surpeuplés en Grèce, accuse l'ONG dans un rapport de 62 pages intitulé: "L'UE a les mains sales: implication de Frontex dans le mauvais traitements des migrants détenus en Grèce".

En décembre 2010, les autorités grecques détenaient des migrants, notamment des membres de groupes vulnérables, comme les enfants non accompagnés, pendant des semaines ou des mois dans des conditions qui s'apparentaient à un traitement inhumain et dégradant, selon le rapport.

Des enfants non accompagnés étaient regroupés avec des adultes sans lien de parenté dans des cellules surpeuplées, déplore notamment le document de HRW.

La publication de ce rapport intervient à la veille d'une réunion à Bruxelles des ministres européens de l'Intérieur qui doivent notamment approuver des modifications aux règles régissant les opérations de Frontex.

La commissaire chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström, devait rencontrer mercredi des responsables de HRW pour parler de ce rapport, a indiqué son porte-parole, Michele Cercone.

Le porte-parole n'a pas nié que des migrants puissent être victimes d'abus mais, a-t-il affirmé, les agents de Frontex "ne peuvent pas être tenus responsables pour les conditions des centres de détention en Grèce". "Cette responsabilité reste complètement dans les mains des autorités grecques", a-t-il dit.

Il reconnaît que "les conditions dans certains centres sont inacceptables". (MUA)

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