L'Allemagne tâcle une nouvelle fois Facebook

L'Allemagne, pilote en matière de protection de la vie privée sur internet, a accusé mercredi le réseau social Facebook de mettre à disposition un logiciel de reconnaissance physique contraire au droit allemand et européen sur la protection des données.

"Si les données des utilisateurs tombaient dans de mauvaises mains, il serait possible de comparer et d'identifier n'importe qui pris en photo avec un téléphone portable", prévient Johannes Caspar chargé des libertés informatiques auprès de la ville de Hambourg, cité par le journal Hamburger Abenblatt.

Le spécialiste qui négocie les questions de libertés informatiques pour l'Allemagne, a enjoint Facebook d'effacer les données biométriques enregistrées, invoquant le droit allemand et européen en matière de protection de la vie privée.

Il reproche au site internet de collecter des données aux dépens des utilisateurs qui ne sont pas en mesure de donner leur accord express.

"Ce qui est plus problématique, c'est que cette fonction alimente en arrière-plan une base de données destinée à la reconnaissance physique de millions d'utilisateurs", dit-il.

Facebook propose une application permettant une reconnaissance automatique des connaissances appelées "amis", apparaissant sur les photos des utilisateurs.

Le site internet "évalue" les visages de ces personnes, en faisant appel à des critères biométriques, en les encadrant et appelle l'utilisateur à cliquer sur le nom de la personne concernée. Les données sont alors transmises au réseau social.

Créée en 2004 comme un outil de socialisation pour les étudiants de Harvard, la plate-forme revendiquait en 2010, 633 millions de visiteurs unique dans le monde.

(MPK)

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