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L'Amérique latine adopte un mécanisme de sanctions contre les putschistes

L'Amérique latine, l'Espagne et le Portugal ont arrêté samedi un mécanisme de sanctions contre les putschistes, lors d'un sommet ibéro-américain marqué par l'absence de plusieurs dirigeants à Mar del Plata (Argentine).

"Nous sommes tous d'accord, la déclaration est adoptée", a dit la présidente argentine et hôte du sommet, Cristina Kirchner, alors que ses homologues venaient de donner leur accord par signature électronique.

Le chef de la diplomatie argentine, Hector Timerman, a expliqué au nom de ses collègues latino-américains et européens que "cette clause contient un mécanisme" qui permet de réagir à "une atteinte à l'état de droit".

La déclaration indique que l'Etat en danger pourra saisir le président de la Conférence Ibéro-américaine afin que tous les Etats du groupe "puissent décider l'adoption de mesures concrètes de manière concertée".

Ces Etats pourront notamment "suspendre" l'Etat membre, "le privant de tous les droits et avantages d'un membre de la Conférence Ibéro-américaine, jusqu'au rétablissement de l'état de droit".

"Toute tentative d'installer une dictature pourra être identifiée et des mesures pourront être prises", s'est félicité le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA) José Miguel Insulza.

Le président équatorien, Rafael Correa, avait auparavant appelé ses homologues à "faire preuve d'intransigeance, d'une tolérance zéro" avec les putschistes.

Une "clause démocratique" adoptée par l'Union des nations sud-américaines (Unasur) fin novembre au Guyana a servi de modèle à cette déclaration adoptée à Mar del Plata, ville balnéaire située à 400 km au sud de Buenos Aires. (GFR)

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