L'UE récompensera la Birmanie pour ses réformes, assure Juppé

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a assuré dimanche à Rangoun, après sa première rencontre avec l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, que l'Union européenne répondrait en "termes concrets" aux récentes réformes spectaculaires du nouveau gouvernement birman.

"Comme le reste de la communauté internationale, nous avons observé avec beaucoup d'attention les signes positifs du président Thein Sein, y compris récemment", a-t-il déclaré.

"Nous répondrons, la France et l'UE, positivement et en termes concrets à ces gestes significatifs", a-t-il ajouté, sans préciser si cela pourrait concerner les sanctions.

L'UE, qui a annoncé début janvier l'ouverture prochaine d'une représentation en Birmanie, avait légèrement allégé en avril dernier ses sanctions contre Naypyidaw.

"Nous verrons comment (...) faire progresser le dispositif de sanctions au fur et à mesure que nous constaterons des progrès dans la démocratisation du régime", avait indiqué Juppé samedi en arrivant à Rangoun pour une visite historique, la première d'un ministre français des Affaires étrangères dans le pays.

La junte au pouvoir pendant près d'un demi siècle s'est auto-dissoute et a transféré en mars dernier ses pouvoirs à un nouveau gouvernement "civil", bien que contrôlé par d'anciens militaires.

Cette nouvelle équipe a multiplié les réformes spectaculaires ces derniers mois, permettant en particulier le retour au coeur du jeu politique de Suu Kyi.

Dernier geste en date, quelque 300 prisonniers politiques, dont des leaders du soulèvement populaire de 1988 et de la "révolte Safran" de 2007, réprimés dans le sang, ont été libérés vendredi.

(NLE)

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