La fin de la "fiesta" taurine en Catalogne divise les médias

"Adieu aux taureaux", "La fiesta est terminée": la presse espagnole a publié en une, jeudi, l'interdiction des corridas votée mercredi en Catalogne, mais se montrait divisée sur les motivations et conséquences de cette décision.

A l'image du journal ABC, les quotidiens conservateurs madrilènes stigmatisaient la "farce nationaliste" qui a donné le "coup de grâce" à la tauromachie dans cette région du nord-est de l'Espagne, affirmant qu'il s'agissait d'une mesure "anti-espagnole".

"La protection des animaux a servi d'excuse pour masquer la véritable intention des nationalistes (catalans): éradiquer de Catalogne l'un des symboles de l'Espagne", écrit El Mundo.

Ce thème est martelé depuis mercredi par le Parti populaire qui a annoncé son intention d'user de tous les recours pour faire annuler la prohibition, qui doit entrer en vigueur en 2012.

Le quotidien de centre-gauche El Pais s'élève en revanche contre cette analyse, après avoir noté que le vote du parlement régional catalan a "provoqué une commotion sociale et politique en Espagne" et que Mariano Rajoy, le leader du PP, voulait "convertir la corrida en casus belli national".

"Abolir les corridas n'est pas une preuve de catalanisme et ne suppose pas le triomphe d'une nationalisme sur un autre", relève le journal dans un éditorial, rappelant que la désaffection du public avait déjà "condamné la fiesta à disparaître" en Catalogne.

Le quotidien catalan La Vanguardia estime de son côté que le vote du parlement catalan aurait pu attendre une nouvelle législature (des élections régionales sont prévues en Catalogne à l'automne).

(VIM)

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