La place de la Turquie est en Europe, peut-être pas dans l'UE

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a affirmé mercredi à Istanbul l'importance d'une Turquie ancrée en Europe, mais pas forcément membre de l'Union européenne.

"La direction de la Turquie est vers l'Europe (...) Nous accordons une grande importance à l'approfondissement des relations mutuelles et au fait de lier la Turquie à l'UE", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue turc, Ahmet Davutoglu.

"Nous nous sommes mis d'accord sur un processus dont l'issue est ouverte et sans automatisme", a cependant poursuivi le ministre, faisant référence au processus d'adhésion de la Turquie au bloc européen, entamé en 2005.

Les négociations avancent au ralenti, du fait notamment de l'opposition de l'Allemagne et de la France, qui redoutent l'entrée dans le club européen d'un pays de 73 millions d'habitants, presque tous musulmans, et qui préfèrent la solution d'un partenariat privilégié avec la Turquie.

Les déclarations de M. Westerwelle interviennent alors que les Etats-Unis et des dirigeants européens se sont inquiétés de voir la Turquie, lassée selon eux des lenteurs du processus d'adhésion, se tourner vers ses voisins musulmans, notamment l'Iran.

A Istanbul, M. Westerwelle, dont le parti libéral FDP est considéré comme plus ouvert aux ambitions européennes d'Ankara que la CDU chrétienne-démocrate de la chancelière Angela Merkel, a insisté sur la nécessité d'examiner avec objectivité les progrès de la Turquie au regard des critères d'adhésion.

"Ce qui compte maintenant, c'est d'examiner tous les éléments d'une manière juste, objective et sans arrière pensée, sans ordre du jour caché". (VIM)

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