La police italienne découvre une centaine de prostituées "de luxe" fraudant le fisc

En Italie, se prostituer n'est pas un délit mais ne pas payer ses impôts l'est: la police financière a annoncé samedi avoir découvert dans le nord-est du pays qu'une centaine de prostituées ne déclaraient aucun revenu alors qu'elles possédaient villas et voitures de luxe.

La police financière de Vicenza a mis au jour ce réseau en décortiquant les petites annonces que les jeunes femmes, surtout originaires d'Europe de l'est, d'Amérique du sud et d'Extrême-Orient, postaient sur l'internet en se proposant comme "escort" ou "accompagnatrice".

En identifiant les jeunes femmes, les limiers ont comparé leur train de vie avec leurs déclarations de revenus et ont constaté que la plupart étaient propriétaires "de biens d'énormes valeur", notamment des logements dans des localités touristiques connues.

La plupart exerçaient dans la riche région industrielle de Vicence, située en Vénétie, mais aussi dans au moins trois autres régions italiennes.

Elles disposaient aussi "de voitures de luxe (Porsche, BWM, Mercedes, Land Rover ou Jaguar) et de montres de renom (Rolex, Cartier...) ainsi que d'importantes disponibilités financières", selon la police.

La police financière a souligné que "le marché du sexe payant représente un chiffre d'affaires estimé au niveau national à entre 1 et 5 milliards d'euros par an, dont la plupart échappent à tout impôt".

(ROJ)

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