La Suisse se prononce sur le renvoi des criminels étrangers et la fiscalité

La Suisse se prononçait dimanche sur deux initiatives populaires à forte portée symbolique: le renvoi automatique des criminels étrangers et un projet d'"impôts équitables".

Le parti de droite populiste UDC réclame un durcissement des renvois de criminels étrangers.

Selon des chiffres quasi-définitifs, les électeurs du canton de Genève refuseraient par 54% ce projet, de même que Zürich avec 50,6% des votes.

A Bâle-Ville, ce serait également non au tour de vis pour les criminels étrangers par 55,6%. A Fribourg et Lucerne, le non l'emporterait.

Le renvoi des criminels étrangers est déjà possible sous certaines conditions en Suisse mais le texte proposé par la droite dure va plus loin en proposant un retrait automatique du droit de séjour des étrangers coupables notamment de "viol, délit sexuel grave, actes de violence tels que le brigandage", de "trafic de drogue" mais aussi d'"abus de l'aide sociale".

Le gouvernement a lancé un contre-projet qui prend en compte la gravité des délits et sur lequel les Suisses devront également voter.

Les Suisses se prononcent également sur une initiative "Pour des impôts équitables" lancée par le parti socialiste. Le projet vise à aplanir la concurrence fiscale que jouent certains cantons pour attirer les plus grosses fortunes du pays.

Si l'impact réel du vote est relativement faible et ne toucherait que 1% des contribuables, il est décrié par le gouvernement, les partis de droite et les milieux économiques pour qui le projet risque de nuire à l'attractivité de la Suisse.

(MVM)

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