Le Brésil se dote d'une loi contre les hommes politiques corrompus

Le Sénat brésilien a approuvé mercredi soir à l'unanimité une loi écartant les hommes politiques corrompus de la vie publique, sous la pression de la société civile à l'initiative de ce projet avec une pétition signée par deux millions et demi d'électeurs.

"La société a réussi à faire passer le message: le Brésil n'en peut plus de toute cette corruption et de cette impunité", s'est félicité à l'issue du vote le président de l'Ordre des avocats du Brésil (OAB), Iphir Cavalcante.

La nouvelle loi dénommée "ficha limpa" ("fiche propre"), soutenue par l'Eglise et de nombreuses ONG, prévoit que tout homme politique condamné en justice en première instance pour corruption électorale, achat de vote ou malversations de deniers publics, ne soit plus éligible pendant huit ans.

Au cours des dernières années, de graves scandales de corruption, malversations et détournement d'argent public ont éclaboussé le Parlement, les gouvernements régionaux et les partis politiques au Brésil.

"La société civile s'est organisée et a recueilli deux millions et demi de signatures (...) ce projet exprime l'indignation de la société" contre ceux qui ont commis des crimes électoraux ou contre le bien public, a déclaré le sénateur du Parti des Travailleurs (PT, au pouvoir), Aloisio Mercadante.

Le président Luiz Inacio Lula da Silva a maintenant quinze jours pour promulguer la loi.

Il reste uniquement à la justice de déterminer si elle entre en vigueur dès les prochaines élections législatives et présidentielle d'octobre, ou uniquement pour les municipales de 2012.

(MUA)

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