Le chef des Farc appelle à une "offensive générale" en 2008

Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Manuel Marulanda, appelle à une "offensive générale" en 2008, dans un message daté du 24 décembre et publié jeudi par l'Agence bolivarienne de presse (ABP), proche de la guérilla.

Le chef guérillero, âgé de 77 ans, demande à ses troupes de "commencer à préparer les conditions d'une offensive générale" contre le gouvernement du président colombien Alvaro Uribe, dans ce message de fin d'année.

"Il faut profiter de la crise générale que traverse le gouvernement et de la fatigue de certaines unités militaires", affirme-t-il dans ce texte, qui ne fait aucune allusion à l'opération humanitaire, montée par le Venezuela pour récupérer trois otages, dont les Farc ont promis la libération.

Le fondateur de la guérilla, en rébellion contre les autorités depuis 1964, souligne la nécessité de mener "des actions armées sur les routes, dans les hameaux, les centres urbains, les villages et les casernes sans laisser de trêve à l'ennemi".

M. Marulanda rappelle la principale exigeance des Farc: la démilitarisation des municipalités de Florida et de Pradera, dans le sud du pays, afin d'organiser un échange entre plus d'une quarantaine d'otages, dont l'ancienne candidate à la présidence Ingrid Betancourt, et quelque 500 guérilleros emprisonnés.

"Si le président Uribe avait fait procéder à un retrait militaire à Florida et Pradera, le problème aurait été réglé depuis des années. Et ainsi, personne n'aurait perdu, tout le monde aurait gagné", estime-t-il.

M. Uribe, connu pour sa fermeté envers la guérilla, s'oppose catégoriquement à une telle démilitarisation, estimant qu'elle permettrait aux Farc d'étendre leurs positions. (CYA)

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