Les Chinois n'ont plus accès au site WikiLeaks

Les utilisateurs chinois de l'internet n'avaient plus accès mardi au site de WikiLeaks, après la divulgation d'informations provenant de plusieurs centaines de milliers de télégrammes diplomatiques américains, dont certains ont pour objet la Chine.

Des tentatives pour accéder au site à Pékin et Shanghai ont abouti à un message indiquant l'impossibilité d'accès à WikiLeaks. Certains Chinois ont cependant pu accéder au site en passant par d'autres sites, contournant ainsi le système de censure du pays.

La censure chinoise bloque complètement certains sites ou supprime certains contenus ou commentaires d'autres sites sur des sujets considérés comme sensibles, comme la situation des droits de l'homme dans le pays et les critiques contre le gouvernement.

Certains des 250.000 câbles diplomatiques révélés par WikiLeaks mettent en cause la Chine, notamment son implication dans le transfert d'éléments de missiles nord-coréens à l'Iran qui auraient transité par son territoire. Ce télégramme datant de 2007 ajoute que ces livraisons contreviennent aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran et sur la Corée du Nord, ainsi qu'aux règles que la Chine s'est elle-même fixées en matière de contrôle des exportations sensibles.

Un autre télégramme indique que les dirigeants chinois sont à l'origine de cyber-attaques contre Google et d'autres objectifs américains.

La Chine a dit espérer mardi que les fuites de télégrammes diplomatiques américains par WikiLeaks ne perturberaient pas les relations sino-américaines et que Washington allait "gérer correctement" ce dossier. (CHN)

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