Les garanties grecques continuent de pourrir l'atmosphère dans la zone euro

Les ministres des Finances de la zone euro ne sont pas parvenus vendredi à trouver un accord dans la dossier des garanties grecques, qui empoisonne les relations en Europe depuis plusieurs semaines. A la suite de la Finlande, plusieurs pays réclament qu'Athènes offre des contreparties - y compris immobilières - au nouveau paquet d'aide financière. La question est très sensible en Grèce.

Après l'adoption d'une nouvelle enveloppe de 109 milliards d'euros le 21 juillet dernier, le gouvernement finlandais a entrepris, sous pression de l'opposition eurosceptique, de négocier avec la Grèce un accord garantissant sa part du prêt. Les deux pays ont conclu fin août un arrangement complexe de collatéralisation du prêt finlandais.

Très critiqué, cet accord a néanmoins suscité la convoitise d'autres pays de la zone euro, comme les Pays-Bas et l'Autriche, qui ont à leur tour réclamé des garanties. Ces pays, eux aussi hostiles au plan grec, jugeaient inacceptable que la Finlande bénéficie d'un traitement de faveur.

Depuis des semaines, des négociations très discrètes sont engagées pour offrir à tous les mêmes conditions, sans mettre en péril le plan d'aide dans son ensemble. La Grèce a en effet peu à offrir en contrepartie de son aide.

Selon certaines informations, il serait envisagé d'inclure des terrains et des bâtiments publics dans le mécanisme de garantie. Cette perspective suscite des tensions en Grèce.

De nouvelles discussions n'ont pas permis d'aboutir à un accord vendredi. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, s'est toutefois déclaré "confiant que nous pourrons bientôt être débarrassés de cette question". (VIM)

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