Les journalistes utilisés comme «boucliers humains» en Libye

Mouammar Kadhafi a utilisé les journalistes présents à Tripoli comme «boucliers humains», a affirmé jeudi à Genève la Presse Emblème Campagne (PEC). Selon l'ONG, le dirigant libyen a utilisé l'hôtel Rixos pour démentir les rumeurs sur sa mort pour des raisons de sécurité.

La télévision d'Etat libyenne a diffusé mercredi soir des images du colonel Mouammar Kadhafi dans une réunion avec des chefs tribaux, les premières images de M. Kadhafi diffusées par les médias officiels depuis les bombardements du 30 avril qui avaient tué son fils.

Une vidéo diffusée sur le web par le reporter de Sky News Mark Stone, présent à Tripoli, permet d'identifier la chambre de l'hôtel Rixos dans laquelle les images ont été tournées avec Mouammar Kadhafi, sans que les journalistes présents dans l'hôtel aient été au courant de la présence du dictateur.

L'ONG a dénoncé en outre l'utilisation des medias présents à Tripoli à des fins de propagande, les entraves à leur liberté de mouvement, ainsi que la mort de quatre journalistes dans les combats en Libye, depuis le début du conflit en mars, et la détention prolongée de plusieurs d'entre eux.

Elle a demandé la libération immédiate de plusieurs journalistes retenus depuis plus d'un mois par les forces de Kadhafi, notamment les Américains James Foley, du GlobalPost, Clare Morgana Gillis, d'USA Today et The Atlantic, Matthew Van Dyke (freelance), ainsi que les photographes espgnol Manuel Varela, sud-africain Anton Hammerl et le journaliste britannique d'Al-Jazira Kamel al-Tallou.

(MPK)

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